Les origines du bouledogues français sont mal connues et remontent à la fin du 19ème siècle. Petit molosse, il est un descendant du fameux Mâtin du Tibet.



Dès le milieu du 19ème siècle, un grand nombre de travailleurs anglais émigrent en France pour fuir le chômage qui touche alors les dentelliers de la région de Nottingham, emmenant avec eux leurs compagnons à quatre pattes, notamment une variété de Bulldogs de petite taille : les "toys bulldogs", qui débarquent ainsi à Calais.

Parallèlement, à Paris, entre la Villette et les Halles, on trouvait à cette époque des "roquets", descendants lointains du dogue de Bordeaux et des "ratiers", appelés aussi "terrier boules", appréciés des bouchers et des cochers pour la chasse aux rongeurs qui envahissaient écuries et abattoirs.



 



 

En 1888, sous l'impulsion de Monsieur Roger, est crée le premier club de race, club qui se veut avant tout un lieu de discussion et en 1898, le premier standard est établi. Cette même année, la Société Centrale Canine reconnaît la race. Depuis le standard a beaucoup évolué et la race a connu des hauts et des bas.

Chien des quartiers populaires, il va rapidement devenir la coqueluche des classes aisées de la société et de toutes les cours d'Europe. Introduits dans les maisons de courtoisie (dont celle de Madame de Palmyre) par leurs premiers maîtres, ils vont rapidement séduire les personnalités qui fréquentent les lieux : Toulouse-Lautrec, Boni de Castellane. Leur réputation franchit rapidement les frontières : il devient ainsi le compagnon des grandes duchesses en Russie, du roi Édouard VII en Grande Bretagne, du Marquis De Mari de Gênes ou de la haute bourgeoisie.

Les milieux artistiques français l'accueillent également à bras ouverts : Joséphine Baker, Caruso, Carco et Colette l'adoptent. Les années folles sont pour lui des années fastes.